Ouvrir et dynamiser la commune !

La mairie de Woippy doit devenir une "maison de verre", ouverte et transparente. Ouverte à tous les citoyens. Ouverte sur l'avenir et sur son environnement.

La mairie doit être au service des citoyens, et non l'inverse !

Une mairie est la "maison commune". Elle appartient à tous les citoyens. Elle est un service public. Pour moi qui ai été formé à l'école du service public et qui y travaille toujours, "service public" signifie que l'autorité administrative, y compris municipale, est au service du public et non l'inverse.

Je relatais dans le chapitre précédent le "dialogue de sourds" entre le maire actuel et les habitants du quartier de l'Hôtel de Ville. Eux vivent au quotidien et ressentent les vrais problèmes. Lui vit dans une logique administrative et technocratique.

Certes, le Droit administratif, qui régit la vie des communes, pose des règlements et des procédures, mais au service de l'intérêt général, fondement de ce Droit. Là encore, c'est l'inverse que nous voyons à Woippy, même si notre municipalité n'est hélas pas la seule administration dans ce cas.

Je suis moi-même élu et fonctionnaire. Fonctionnaire territorial, plus précisément secrétaire général de mairie, est mon métier. Élu est ma vocation. Je ne mélange pas les genres.

Avant d'entrer au Parlement, j'étais secrétaire général du District de Maizières. Depuis que je ne suis plus député, j'ai pris mes fonctions à la Ville d'Amnéville. Toujours dans le même état d'esprit. Celui d'exécuter, de "mettre en musique" la volonté du maire et du conseil municipal. Amnéville est une station thermale, mais pas une sinécure : bâtir et gérer des équipements dignes d'une agglomération de 300 000 habitants avec les moyens administratifs d'une ville de catégorie réglementaire "5000 à 10 000 habitants", n'est pas simple, mais passionnant et formateur.

A l'Assemblée Nationale hier, à la Région aujourd'hui, je suis élu. J'impose, parfois contre les habitudes administratives, ma volonté d'élu que je crois plus en phase avec les aspirations de mes concitoyens et conforme à l'intérêt général.

A Woippy, le maire n'a pas l'attitude que ses administrés sont en droit d'attendre d'un élu. Il reste, dans sa fonction d'élu, le technicien qu'il est dans sa fonction à l'Equipement. Quand l'élu n'a ni la proximité avec la population, ni la volonté politique, on n'est plus en démocratie, mais en technocratie.

La proximité et l'écoute.

Le maire actuel partage, avec son prédécesseur dans la même équipe, le laxisme face à l'insécurité, l'irréalisme économique et l'immobilisme sur le plan de l'urbanisme. Cependant, il n'a pas de Sébastien Cansell la proximité avec les gens.

L'écoute. Voilà ce que je vous promets d'abord. Voilà ce que j'exigerai des adjoints et des conseillers municipaux de notre équipe.

Nous n'attendrons pas seulement que vous veniez à nous àla mairie. Nous nous rendrons, régulièrement pendant toute la durée du mandat, dans chaque quartier pour connaître vos besoins.

Sur les questions majeures, je procéderai par consultation de la population, questionnaires ou même référendums municipaux puisque la Loi permet la procédure référendaire à l'échelle communale.

Je crois aux vertus du dialogue et de l'écoute. Partout et plus encore à l'échelle communale. Je ne prétends jamais avoir raison, d'emblée, sans avoir cherché à me mettre à la place de l'autre, sans avoir recherché son point de vue. Je tente ensuite de faire la part des choses, de trouver le point juste, en justice et en justesse. Alors seulement je fixe l'objectif et suis prêt à remuer ciel et terre pour l'atteindre.

Aux élus d'écouter et de décider. Aux fonctionnaires municipaux d'exécuter, avec compétence et diligence, les décisions prises ainsi dans l'intérêt des habitants.

Motiver le personnel municipal.

Woippy est l'une des très rares villes de France à avoir connu une grève de son personnel pour des raisons strictement internes à la commune. Cette grève, très largement suivie, traduit un malaise profond.

Avec les agents communaux aussi, l'écoute manque. Et le respect, quand les engagements, à l'issue de négociations, ne sont pas tenus.

Pour que le personnel soit motivé, il faut d'abord qu'il croie à ce qu'il fait. Quand il y a au sommet flottements, luttes d'influences, positions contradictoires, absence de réaction aux demandes du personnel, absence de suivi quand des engagements sont enfin pris..., comment s'étonner du malaise ?

Avec ses administrés comme avec ses salariés, un maire doit écouter, accepter des réclamations et même reconnaître des erreurs. Et surtout les traiter. En toutes circonstances, il doit créer une attitude mentale positive. L'autorité procède moins de la position hiérarchique que de l'exemplarité.

Ambiance délétère de fin de règne...

Depuis des années, le fonctionnement de la mairie est ainsi miné de l'intérieur. Le malaise n'a pu que s'accroître depuis l'élection, par le Conseil Municipal, aux fonctions de maire du 2ème adjoint contre le 1er, pourtant pressenti de longue date. Ambiance délétère de fin de règne...

Il est temps que les choses se remettent en ordre. Que chacun, élu ou fonctionnaire, retrouve sa place, sa motivation. Qu'il connaisse ses objectifs. Qu'il dispose des moyens de les atteindre. Qu'il obtienne la juste reconnaissance de son travail pour la collectivité communale.

Ecoute et transparence. Les Woippyciens doivent pouvoir s'exprimer et savoir. Or, l'opacité prévaut dans le fonctionnement municipal. Même les contrats, conventions et autres documents soumis au Conseil Municipal ne sont pas transmis aux conseillers municipaux ! Nombre de décisions sont déjà exécutées, des contrats, déjà signés alors que l'assemblée communale n'a pas encore délibéré. Le conseiller d'opposition Gabriel Crippa a, souvent et avec raison, reproché au maire de Woippy de considérer le Conseil Municipal comme une "chambre d'enregistrement".

Si les élus sont mis à l'écart du pouvoir municipal, que dire des citoyens de base ? La transparence est pourtant la meilleure garantie d'agir selon les voeux non pas seulement de la majorité du Conseil Municipal, mais aussi et surtout du plus grand nombre des habitants.

Justice, élus et transparence.

La transparence est aussi la meilleure assurance d'agir dans la légalité. On en sort vite, souvent involontairement, en gérant une collectivité. Et aucune faute, même involontaire, n'est aujourd'hui tolérée chez l'élu.

Nous sommes passés d'une époque à une autre, et d'un extrême à l'autre. Hier, l'autorité judiciaire était soumise au pouvoir exécutif, c'est-à-dire le Président et le Gouvernement. Le financement des partis politiques et des campagnes électorales n'était fixé par aucune règle. Il n'était matériellement possible que par ce que l'on appelle aujourd'hui le recel d'abus de biens sociaux. Les élus bénéficiaient d'une certaine impunité pour des faits qui n'étaient pas pardonnés aux simples citoyens.

Les temps ont changé. Certains élus avaient profité de ce non-droit pour s'enrichir personnellement. Ils ont été sévèrement punis. Tant mieux. D'autres, dirigeants ou trésoriers de partis ont eu le seul tort d'exercer leurs responsabilités au mauvais endroit au mauvais moment. Ils sont autant sanctionnés. C'est peut-être utile à la société. C'est injuste pour eux.

Se construire une carapace et puiser en sa force intérieure...

Aujourd'hui, la Justice va beaucoup plus loin. L'Association des Maires de France s'est justement émue de la mise en examen de nombreux élus par l'engagement de leur responsabilité, souvent indirecte, pour des fautes qu'ils n'avaient pas commises.

Pour ma part, j'ai donné... Président de la Société d'Equipement du Bassin Lorrain (qui aménage et construit pour le compte de la Région, des départements et de communes), j'ai été entendu par la Police judiciaire parce qu'un motard avait chuté, dans l'agglomération nancéienne, sur une chaussée d'une zone industrielle en cours d'aménagement et dont les travaux étaient pourtant signalés.

Simple assesseur d'une association para-régionale qui avait mis à la retraite, selon la Loi, un employé qui s'est ensuite retourné contre elle aux prud'hommes, puis au pénal, j'ai été mis en examen sans même avoir été entendu à titre de témoin. Puis, m'attendant à un non-lieu, j'ai été renvoyé devant le tribunal correctionnel. La presse en a été informée avant moi, à l'avant-veille des élections régionales. J'ai enfin été relaxé. Innocenté. La presse régionale l'a annoncé dans les mêmes conditions que la mise en examen et le renvoi devant le tribunal. La presse nationale, non.

Député à 32 ans, puis parlementaire en vue, même ministrable selon Le Point au lendemain des présidentielles, j'étais brutalement battu en triangulaire, ensuite présenté en présumé coupable, mon nom en gros titre comme on ne le fait pas pour les dealers et autres délinquants de droit commun. Cela vous apprend beaucoup sur vous-même et sur les autres. Il faut se bâtir une carapace et puiser en sa force intérieure pour ne pas imploser et sombrer. Je suis blindé.

Au lendemain de mon échec aux législatives, ma maman m'a envoyé le texte de Rudyard Kipling : "Tu seras un Homme, mon fils !" Elle ignorait que je l'avais déjà. Il est depuis longtemps mon texte de référence. Au moins, nous étions en communion de pensée. Ce texte m'a guidé plus que tout autre. Je m'y suis souvent plongé. Je vous invite à le lire. Il devrait inspirer davantage les élus, dirigeants et responsables dans notre société.

Balance et balancier de la Justice.

J'ai vu les moyens policiers formidables déployés par des magistrats pour de simples affaires de diffamation entre élus. Dans le même temps, on nous expliquait que l'on classait sans suite et qu'il fallait décorrectionnaliser des actes de "petite" délinquance (y compris le vol et l'agression). Voilà pourquoi je me permets d'écrire, avec tout le respect que j'ai pour la Justice qui m'a rendu justice, que l'on est passé d'un extrême à l'autre. A ne pas limiter ce mouvement de balancier, la Justice risque de compromettre l'équilibre qui la caractérise et qui est symbolisé par son emblème, la balance.

Au jour où j'écris ces lignes, la polémique sur la réforme de la Justice domine l'actualité. L'opposition la refuse et ne lui permettra pas d'obtenir la majorité des trois cinquièmes au Congrès (réunion de l'Assemblée Nationale et du Sénat) nécessaire pour modifier la Constitution. Sur cette affaire, je me sens plus proche du Président de la République et du Premier Ministre. Si j'étais parlementaire aujourd'hui, je voterais "oui" à cette réforme. Mais comme le Président, je souhaite que la réforme ne se limite pas à l'indépendance de la magistrature. La liberté ne va pas sans la responsabilité. Ce principe vaut pour les citoyens, pour les élus et pour les juges.

J'en reviens à notre commune. Les élus vivent désormais en insécurité juridique permanente. Plus ils innovent, plus ils entreprennent, plus ils se "mouillent", plus ils prennent de risques judiciaires. Raison de plus d'instaurer la plus grande transparence dans la gestion municipale.

Information, éducation et citoyenneté.

Transparence et information pour l'éducation à la citoyenneté : l'information municipale ne doit pas être à sens unique, mais à double sens, interactive, pour recueillir l'opinion du plus grand nombre.

Elle doit toucher aussi et surtout les enfants et les jeunes. Un conseil municipal des enfants et un autre des jeunes (adolescents) les mettront en situation de citoyens et d'élus. Ils seront consultés sur les aspects de la politique municipale les concernant. Associés et responsabilisés. Cette "mise dans le coup" des générations montantes bousculera certainement la vie municipale. Je m'en réjouis à l'avance.

Les cérémonies ont vocation à entretenir le souvenir de ceux qui ont souffert et sont morts pour que nous vivions libres. A l'entretenir et à le transmettre. Invitons donc ceux à qui nous devons le transmettre. Faisons participer les enfants. Si je deviens celui-là, le maire de Woippy ne déposera de gerbe au Monument aux Morts qu'entouré d'enfants. Nous leur expliquerons la signification de ces gestes. Pour qu'ils les perpétuent.

Au-delà même du fonctionnement de la municipalité, j'ai un désir ardent pour les jeunes Woippyciens, d'origine française ou étrangère : qu'ils apprennent à devenir des citoyens à part entière, conscients de leurs droits et de leurs devoirs.

Député, j'avais activement soutenu la mise en place par le ministre Guy Drut de la réforme des rythmes scolaires et son expérimentation dans la circonscription, comme de ce fut le cas à Woippy. Objectif : que l'école alterne périodes d'enseignement des différentes matières et activités culturelles et sportives. Le Président de la République souhaitait généraliser cette réforme. Le nouveau Gouvernement a souhaité l'interrompre. Dommage.

L'expérimentation ayant conduit aux meilleurs résultats et àla satisfaction générale, il a proposé un palliatif : les contrats éducatifs locaux proposés par le Rectorat aux communes. C'est mieux que rien. Je pense que la mairie a eu raison de l'accepter.

Construire des jeunes "bien dans leur peau" et "dans leur tête".

Je suis animé par une conviction forte. L'école primaire que j'ai connue m'a beaucoup apporté. J'en ai puisé l'essentiel de ce qui me sert aujourd'hui. Malgré des études secondaires tourmentées et inachevées, je m'en suis toujours "tiré" grâce aux bases acquises au primaire. Je suis cependant incapable de distinguer l'apport respectif de l'école et celui de ma famille. Je dois énormément à la seconde. Plutôt aisée sur le plan financier, sans plus. Mais vraiment privilégiée sur les plans culturel, intellectuel et affectif. J'ai eu de la chance.

La Démocratie est l'égalité des droits. Apprenons-leur !
La République est l'égalité des chances. Donnons-leur !

Je souhaite utiliser au maximum le contrat éducatif local et toutes les possibilités que pourraient donner à l'avenir le Ministère de l'Education, le Rectorat et l'Inspection Académique. La difficulté de l'actuel contrat est qu'il repose d'abord sur la participation des associations. On ne peut tout exiger des bénévoles. Dans le cadre actuel, le concours des associations est indispensable. Leurs actions à destination des écoliers seront, si je suis maire, l'un des premiers critères d'attribution des subventions, selon des contrats d'objectifs que nous conclurons avec elles (voir Quelles relations entre la mairie et les associations ?).

Pour construire des jeunes "bien dans leur peau" et "bien dans leur tête", je crois en effet qu'il faut un rythme moins soutenu aux cours théoriques et qu'il faut introduire davantage d'activités sportives et artistiques à l'école.

Le sport est la meilleure école de l'effort sur soi. Et les sports collectifs, par l'esprit d'équipe, l'école de la vie sociale. La musique et les arts plastiques sont l'école de la sensibilité. Nos enfants, tous nos enfants, y ont droit.

Voilà une ambition exaltante pour une commune, tellement plus belle que celle, pourtant impérieuse, de réprimer la délinquance juvénile. J'ai cette belle ambition pour Woippy

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Solidarité concrète avec les personnes âgées.

Dans une commune, les anciens ne sont pas les plus remuants, ni les plus bruyants. Raison pour les ignorer ? Certainement pas. Nous sommes ce qu'ils ont fait de nous et nous le leur devons. Je crois à la chaîne des générations.

A leur égard, la municipalité ne peut se limiter à un repas annuel ou quelques marques symboliques d'attention. Elle doit leur faciliter la vie, dans tous les aspects dé l'action municipale.

Sur l'urbanisme, je soulignais le retard de Woippy par rapport aux autres villes comparables en Moselle même par rapport à des communes plus petites. Vrai aussi en matière de politique du 3ème Age. Au Conseil Municipal, Alain Ringeisen a souvent souligné cette carence et suggéré la construction d'une maison de retraite. Le maire est toujours resté sourd à ses propositions.

La mairie de Woippy doit enfin mettre en oeuvre une véritable politique du 3ème Age. Mon idée : permettre aux personnes âgées de garder leurs racines et leurs références.

De vivre le plus longtemps possible à leur domicile, s'il le faut, par l'aide à domicile, par le portage de repas, par un système d'alarme en cas de malaise ou d'agression...

Lorsqu'il ne leur est, médicalement ou moralement plus possible, de vivre chez elles, c'est leur permettre de rester dans leur village, dans notre bonne commune de Woippy, par la réalisation d'une résidence pour personnes âgées.

Voilà qui n'a pas été fait et qui est à faire.

Une question récurrente :
Faut-il adhérer au district ?

La question de l'intercommunalité se pose avec toujours plus d'acuité. Elle peut paraître abstraite. Mais si l'on évoque les transports en commun par exemple, elle devient concrète. Pas de district. Pas de TCRM (Transports en Commun de la Région Messine).

A la création du District de l'Agglomération Messine, le maire, André Debs, n'avait pas souhaité l'adhésion de Woippy et, sur son avis, le Conseil Municipal délibérait en ce sens. Il redoutait d'entraîner ses concitoyens dans des dépenses qui n'étaient pas les leurs. Surtout, il considérait que le SIVOM (Syndicat Intercommunal a Vocation Multiple) suffisait à répondre aux besoins que Woippy ne pouvait satisfaire que dans l'intercommunalité.

Sa décision reposait sur une parfaite analyse de la situation de Woippy à l'époque et non pas sur une attitude d'isolement à l'égard de l'agglomération messine. Il coopérait sur de nombreux dossiers avec le maire de Metz, Raymond Mondon et, dans les dernières années, Jean-Marie Rausch.

Deux raisons à l'isolement persistant de Woippy dans l'agglomération.

Depuis un quart de siècle, les choses ont pourtant évolué et le besoin d'intercommunalité s'est fait ressentir plus fortement. Woippy s'est repliée. Isolée. J'y vois deux raisons l'une imputable à Metz, l'autre à Woippy.

La première raison tient à l'autoritarisme réel de Jean-Marie Rausch, à la fois maire de Metz et président du District. Lorsque je siégeais au Conseil Municipal de Metz, j'ai soutenu sa politique d'écologie urbaine, d'embellissement et de verdissement de Metz. En revanche, notre principale pomme de discorde portait sur sa politique intercommunale. Voulant toujours imposer ses vues aux autres avant même de discuter, il créait des blocages en permanence. Il ne partageait aucune ambition commune avec les villes voisines. Le district a creusé le retard sur les communautés urbaines de Nancy et de Strasbourg. Ceci pouvait justifier la réticence de la municipalité de Woippy à son égard. Pourtant, le maire de Metz n'était pas seul. Dans la longue histoire de ses rapports de force et bras de fer avec les maires des communes périphériques, en premier lieu avec notre conseiller Jean-Claude Théobald, maire de Moulins et président du SIVOM, il y eût des moments propices. Woippy n'en fit rien ...

... Pour la deuxième raison. Elle tient au sectarisme de la municipalité socialo-communiste. L'intérêt partisan l'a toujours emporté sur l'intérêt communal. Je l'ai mesuré souvent, en de nombreuses circonstances, lorsque j'étais député de la circonscription, et donc de Woippy. Si Metz était socialiste, il y a longtemps que Woippy appartiendrait au district

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Même si Metz et le district passaient à gauche, je ne poserais jamais la question en ces termes. La politique intercommunale de Woippy doit être dictée par l'intérêt des Woippyciens. Exclusivement.

Négocier, peser le pour et le contre et décider dans le seul intérêt de Woippy.

Nous aurions des avantages à adhérer au district. Les TCRM d'abord. Mais aussi le financement par le district de certaines de nos infrastructures. Certains avantages seront croissants dans les années à venir. L'État et surtout l'Europe sont de plus en plus avares à l'égard des communes seules, et généreux à l'endroit des regroupements intercommunaux.

Il convient de les considérer et de les peser par rapport aux inconvénients : perte d'autonomie de la commune dans certains domaines et surtout impôt districal s'ajoutant à ceux de la commune, du département et de la région. Dans quelle mesure pourrionsnous diminuer les impôts communaux pour limiter cette addition ? Il est impossible de le dire aujourd'hui. Tout dépendrait de ce qu'accepterait de prendre en charge le district à la place de la commune. Par exemple, le financement de notre part de la politique de la Ville, de projets routiers ou du futur projet de plan d'eau de St-Rémy (Biopolis) dont j'ai obtenu la prise en compte au Schéma Régional du Tourisme et au Contrat de Plan Etat-Région.

Il est donc prématuré de se prononcer sur une adhésion au district. Et hélas trop tard pour y entrer dans d'aussi bonnes conditions que l'actuelle municipalité aurait pu le faire, par exemple quand le district souhaitait implanter au Patis le Lycée professionnel André Citroën construit, après bien des vicissitudes, à Marly.

Je compte entamer la discussion avec le district sans aucun a priori. Ma seule volonté : obtenir pour les Woippyciens des avantages supérieurs aux inconvénients. Et si nous ne trouvons pas, par le district, de solution à certains problèmes, comme les transports en commun, nous en imaginerons avec d'autres partenaires.

Respecter la liberté des associations !

Je crois beaucoup au rôle des associations dans l'animation de la cité, dans la reconstruction du lien social, dans l'épanouissement des personnes à qui les pouvoirs publics ne pourront jamais tout apporter.

Elles méritent le soutien moral, humain, matériel et financier de la municipalité. Soutenir, oui. Embrasser pour étouffer, non.

La mairie ne doit plus instrumentaliser les associations. Or, par un comportement très partisan, elle ne conçoit pas le rôle des associations autrement que comme courroie de transmission de la municipalité. Pour le maire, une association normale est une association qui s'inscrit dans son discours national et local : CLCV et FCPE par exemple. La Lettre des Socialistes de Woippy révèle bien cet état d'esprit. Elle vante l'action de la CLCV à Woippy-St-Eloy et Metz-Nord en oubliant les autres.

En revanche, elle dénonce le Groupement des Parents d'Élèves ou l'AFL du Quartier du Roi. Elle m'accuse de les "vampiriser". En fait, ces deux associations ont, aux yeux de la mairie, le seul tort de compter des adhérents de droite comme de gauche, de se refuser à toute prise de position politique, à inviter, sur un pied d'égalité, élus de droite et de gauche. L'AFL respecte scrupuleusement le principe de neutralité de Familles de France.

Ceci est, pour le maire, insupportable ! Une association qui n'est pas avec lui est contre lui. Je romprai avec cette vision.

Quelles relations entre la mairie et les associations ?

Je suis heureux et fier de compter dans mon équipe des responsables associatifs, comme Malou Kuntz, la présidente du Groupement de Parents d'Élèves. Mais, dans le cadre de leurs fonctions actuelles, ils ne prennent aucune position politique, contrairement aux dirigeants d'associations socialisantes. De plus, s'ils sont élus avec moi au conseil municipal, surtout si je leur confie des fonctions d'adjoint, je leur demanderai d'abandonner toute présidence d'association. Dans l'intérêt de l'association car chaque adhérent, quelle que soit son opinion doit s'y sentir à l'aise. Dans l'intérêt de la mairie qui doit rester neutre entre toutes les associations.

Les relations entre la mairie et les associations ne doivent plus relever de la complicité politique et idéologique. Elles doivent être dictées par l'intérêt objectif de la collectivité communale, par l'utilité sociale des services que chaque association rend à la population. Avec toute association percevant d'importantes subventions, nous conclurons un véritable contrat d'objectifs définissant ce que la population de Woippy est en droit d'attendre d'elle en contrepartie de l'argent public qu'elle reçoit.

Les associations ont toute leur place dans cette dynamique nouvelle pour Woippy.