Briser le tabou de la drogue !

La drogue est encore hélas un sujet tabou. On n'ose pas en parler et moins encore la combattre. Pendant ce temps, elle se développe à la vitesse "grand V".

Elle s'attaque aux jeunes, de plus en plus jeunes. Elle compromet leur avenir, altère leur santé, les pousse à la délinquance et parfois les tue.

Le "chit" ou l'herbe : pas si terrible ?

Des personnalités, dont certains membres du Gouvernement, veulent dépénaliser les drogues dites "douces". Motif : ces dernières ne présenteraient pas plus de danger que l'alcool et le tabac. Faux, même s'il est vrai que ces derniers font aussi des ravages, mais pas au même degré. Avec eux, seul l'abus est nocif alors qu'avec les drogues dites "douces", le simple usage est déjà dangereux

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Les dérivés du cannabis créent une dépendance psychologique plus rapide que la dépendance physique. Ils diminuent les facultés intellectuelles, altèrent la mémoire, empêchent la concentration... Ils ralentissent les réflexes et modifient l'appréciation visuelle de la réalité. On s'est inquiété du nombre croissant de jeunes qui se tuaient en voiture le samedi soir, bien que l'on ne puisse incriminer ni l'alcool, ni une défaillance mécanique. Enquête faîte : les coupables sont ces drogues dites "douces".

Expérience : On a placé des fumeurs de H dans des simulateurs de vol, des cabines d'avion virtuelles. Plus de 80 % atterrissent à côté de la piste et se crashent. Heureusement virtuellement... Mais la réalité est tragique. Sur la route, mourir à 18 ans pour un joint, c'est plus sûr que l'alcool à haute dose. C'est surtout trop triste et stupide.

Une mère : "J'ai souhaité la mort de mon propre fils"

Il y a pire, l'ecstasy : des petites pilules bon marché, euphorisantes et excitantes. Beaucoup de jeunes sont persuadés qu'elles sont sans risque alors qu'elles provoquent des lésions cérébrales, par petites touches, irrémédiables. Elles entraînent une dépendance et des troubles du comportement jusqu'à la paranoïa aiguë.

Je n'oublierai jamais cette mère de famille rencontrée lors d'une conférence que j'avais organisée avec le Docteur Ghysel sur ce thème. Elle me racontait : "Mon fils était le meilleur des garçons. Il prenait tous les jours cette saleté d'ecstasy. Il s'est transformé. Il m'a volée et il est devenu fou. Il a même essayé de m'égorger Vous vous rendez compte. Moi aussi, j'ai alors voulu sa mort. La mort de mon propre fils !"

Et dire qu'il ne s'agit que d'ecstasy, que l'on ne considère pas comme une drogue "dure"... Cocaïne, héroïne et crack sont autrement plus redoutables, pouvant transformer les meilleurs en fauves ou en épaves.

Devant la progression de ce fléau, certains adopte la "politique de l'autruche". Ils mettent la tête dans le sable pour ne rien voir. D'autres, puisque la drogue avance, suggèrent que la société recule. Ils proposent de dépénaliser, voire de légaliser, les drogues "douces ". Moi, je vous propose de faire reculer la drogue.

Un combat sans relâche face à un problème complexe.

Député, je me suis attaqué à ce phénomène. Cela m'a même valu des menaces à domicile.

A l'Assemblée Nationale, j'ai présenté deux textes importants qui montrent la complexité de ce problème :
  • La loi sur le contrôle des médicaments et produits chimiques précurseurs de stupéfiants.
  • La résolution faisant bénéficier de préférences douanières les pays qui remplacent, par une agriculture normale, la culture de plantes servant à fabriquer les drogues (cannabis, pavot, coca. . . )
  • Dans la circonscription, j'ai contacté, sollicité, aiguillonné, les autorités policières, préfectorales et judiciaires, pour que le trafic soit réprimé sans relâche. J'ai multiplié les initiatives de prévention, créé une bande dessinée diffusée à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires pour informer les jeunes, organisé conférences, réunions-débats et manifestations sportives... Le résultat des législatives m'a interrompu dans cette action et mon successeur socialiste n'a pas jugé nécessaire de la poursuivre.

    Je veux faire de Woippy une terre malsaine pour les dealers

    La drogue est ma "bête noire". Je la maudis pour les dégâts qu'elle produit sur les jeunes et pour la délinquance qu'elle génère au détriment de toute la population. Elle mine StEloy et Prégénie. Elle touche aussi d'autres quartiers de Woippy.

    L'omniprésence de notre Police Municipale, en coopération accrue avec la Police Nationale, la Gendarmerie et les Douanes, doit empoisonner la vie des dealers à Woippy, gêner leur activité, compromettre leurs affaires. Notre ville a une réputation de plaque tournante. Je veux la faire connaître comme une terre malsaine et inhospitalière pour les dealers et trafiquants.

    Mobiliser tous les citoyens contre ces crapules qui s'enrichissent sur la santé et la vie des jeunes !

    J'entends mobiliser une Police Municipale renforcée, mais aussi les élus, les fonctionnaires municipaux dans leurs diverses fonctions et l'ensemble de la population. Les policiers ne peuvent pas être dans chaque cage d'escalier. Ils ont besoin des renseignements et la Justice, des témoignages, que chacun peut apporter. Les agents sont les bras armés de notre société. Tous les citoyens doivent en être les yeux et les oreilles. On parlera peut-être de délation. Un fonctionnaire municipal qui pense que son maire viole la Loi est tenu de le dénoncer auprès du Procureur de la République. Il n'est pas moins normal de dénoncer ces crapules qui s'enrichissent sur la santé et la vie des jeunes, ces malfrats qui sont la cause première de la dérive de quartiers entiers. Je les combattrai sans état d'âme. Avec vous, si vous le voulez.

    Prévenir les jeunes des dangers de la drogue

    La prévention des jeunes sera aussi systématique que la répression des dealers. Sur l'ensemble des quartiers de la ville, nous rééditerons et amplifierons les initiatives du type de celles que j'avais prises dans la circonscription.

    Une information exhaustive : La drogue est l'affaire de tous. Chaque jeune, même psychologiquement solide, peut connaître un passage à vide, un échec scolaire, professionnel ou sentimental... et succomber une fois, après avoir dit "non" cent fois, et mettre la main dans l'engrenage...

    Une information diversifiée : Elle est pertinente dès l'école primaire, aux cours moyens, quand les enfants n'ont encore aucune mauvaise habitude, aucune mauvaise référence, et qu'ils souhaitent bien faire, pas encore touchés par la rébellion de l'adolescence. Elle l'est encore auprès des collégiens, des lycéens, des étudiants, des apprentis, des jeunes qui travaillent et de ceux qui recherchent, avec plus ou moins d'espoir, un emploi. Elle est aussi nécessaire aux parents qui souvent ne savent pas quoi dire à leurs enfants, ni comment réagir devant la drogue. Les messages devront être différenciés selon le public et parfaitement adaptés. Celui aux jeunes enfants préservera leur sensibilité. Celui à leurs aînés sera assez fort pour les impressionner.

    J'actionnerai tous les leviers de la commune, à travers la vie administrative, associative, sportive, culturelle et scolaire. C'est une grande cause. La vie d'un jeune, d'un seul jeune, vaut plus que tout l'or du monde. Protégeons nos jeunes et extirpons de nos quartiers la première cause de leur malaise !