François Grosdidier avoue l'effroyable vérité :
« Oui, j'ai été parachuté ! »

Journal de Woippy : Monsieur Grosdidier, dans leur dernier tract, les socialocommunistes livrent une terrible révélation aux Woippyciens. Selon leur travail de recherche historique, vous auriez été parachuté !

François Grosdidier : Je dois l'avouer. Oui ! J'ai été parachuté... à Djibouti lorsque j'étais militaire. Il y a déjà 20 ans. Je suis même tombé un jour dans la Mer Rouge. Je pensais ne jamais rechuter. Mais voilà que dans le civil, je n'ai pas pu résister. J'ai récidivé, replongé... J'ai voulu connaître la chute libre et j'ai encore sauté il y a deux ans. Ils ont hélas raison. Je suis incorrigible.

JdW : Mais, Monsieur Grosdidier, sauter sur Woippy, quand même ?

F.G. : Que voulez-vous. J'ai été parachuté en Afrique. Je voulais aussi essayer chez moi, en Moselle, à Woippy. Soyons sérieux maintenant.

JdW : Alors sérieusement...

F.G. : D'abord, je crois que toute candidature est légitime dès lors que l'on est habitant et citoyen de la commune, même si ce n'est pas depuis quarante générations. Je le suis depuis trois ans. J'habite rue du Rucher. Mais si on doit jouer au plus Mosellan, j'y suis prêt.

JdW : Au plus Mosellan ?

F.G. : Je suis issu d'une vieille famille lorraine. Je ne vais pas évoquer tous mes ancêtres, mais simplement rappeler que j'ai passé mes quarante années entre Hagondange, Maizières, Woippy et Metz. J'y ai habité et travaillé. C'est mon univers. Je l'ai d'ailleurs défendu avec passion lorsque j'étais le député de la circonscription. J'ai défendu les communes minières même contre mes propres amis politiques. Les élus PS et PC de Woippy n'ont jamais eu le courage de choisir de défendre les Woippycïens contre les directives de leurs partis. C'est comme ça qu'ils ont laissé prospérer la délinquance.

JdW : Mais en quoi êtes-vous le plus Mosellan ?

F.G. : En ce que le maire actuel n'est pas d'origine mosellane, mais parisienne. Et en technocrate venu en Moselle, il vient expliquer aux Woippyciens ce qui est bon pour eux, qu'ils n'ont pas besoin de tant d'espaces verts, qu'ils n'ont pas à se plaindre de l'insécurité... Mais je ne veux pas que l'on nous juge sur notre « mosellanité ». Que l'on nous juge sur ce que j'ai fait comme député de la circonscription, sur ce qu'il a fait et pas fait comme maire, et sur ce que je propose pour Woippy. Je voudrais en parler les yeux dans les yeux. Le maire actuel, toujours fuyant, préfère les coups sous la ceinture, si possible donnés par les autres de sa part.

JdW : lis vous accusent aussi d'avoir voulu être maire de Maizières...

F.G. : Mauvaise foi ! Ils savent que je n'ai jamais été candidat au poste de maire, ni à Maizières, ni à Metz, ni ailleurs qu'à Woippy. Ni même à un poste d'adjoint. En 95, j'étais député de notre circonscription qui va de Metz à Hagondange. La Loi me permettait de me présenter dans m'importe quelle commune. J'étais sollicité à Metz, mais les divisions de mes amis messins m'exaspéraient. J'ai toujours aimé l'union. Le maire de Maizières-lès-Metz, Maurice Demange, m'a alors demandé d'être sur sa liste derrière lui et derrière tous ces adjoints, non pour exercer une fonction municipale, mais pour présider à sa place le District du Nord de l'Agglomération Messine. C'est la structure intercommunale qui est la base du développement de ce secteur : le Pôle industriel d'EnneryTremery, la zone Euromoselle (Semécourt), le plan d'eau de St-Rémy. J'ai accepté parce que c'est là que j'aurais fait le plus « ouvre utile » dans la circonscription, et aussi parce que je n'aurais jamais eu rien à refuser à Maurice Demange, une figure du pays messin qui fut aussi conseiller général du Canton de Woippy et qui m'avait beaucoup appris.

JdW : Et vous avez été battus !

F.G. : Nous l'avons été. En triangulaire. Encore hélas la division ! Maurice Demange et notre liste ont dû affronter celle du premier adjoint qui s'était, depuis quelques années, brouillé avec lui. Cela s'est terminé par la défaite du maire et la victoire de l'opposition. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait pure coïncidence... sauf peut-être à Woippy.

JdW : La roue tourne...

F.G. : Heureusement qu'elle tourne pour les Woippyciens aussi. Notre ville s'enfonce dans l'insécurité et le déclin démographique. La municipalité actuelle est trop divisée et impuissante pour affronter les problèmes. Après 24 ans, elle est à bout de souffle. Le temps d'une alternance est venu. Nous l'incarnons avec une équipe de Woippyciennes et de Woippyciens, de tous les quartiers, de toute condition sociale, de toute origine et de toute sensibilité démocratique. Certains sont Woippyciens depuis plus de dix générations, d'autres depuis un an. Mais tous vont y vivre dans les années à venir et ils veulent y vivre mieux, dans la sécurité, la convivialité, la solidarité et la qualité de vie. Voilà le vrai débat. Celui dont le maire ne veut pas, mais que la réalité impose !