Parti Socialiste LA LETTRE DES SOCIALISTES
de WOIPPY
CNE : VIVE L'INSTABILITE DE L'EMPLOI !
Mesure phare du « plan d'urgence pour l'emploi » concocté par la Droite, le « Contrat Nouvelles Embauches » est censé donner plus de souplesse au marché du travail et relancer l'emploi.
En fait, il représente un recul inadmissible des droits des travailleurs livrés à la triste réalité d'une précarité sans cesse grandissante et d'un chômage toujours aussi menaçant.

La nouvelle formule « contrat nouvelles embauches » est faussement présentée comme un CDI mais en pratique, il ne fait qu'institutionnaliser une période d'essai de 2 ans !
Du jamais vu dans le contexte français qui pratique déjà pourtant les CDD,l'intérim, le temps partiel subi ou autres stages tournants !

Permis de licencier
Avec un tel contrat de travail, une simple lettre recommandée suffira à l'employeur pendant cette période suivant l'engagement pour licencier sans devoir se justifier le moins du monde. Tous les abus seront permis !
Où est ici la protection élémentaire que tout salarié devrait avoir ?
Avec quelle motivation ce dernier ira-t-il tous les jours travailler en se demandant à quelle sauce il sera mangé ?
Ce n'est pas en multipliant les statuts précaires pour faire plaisir aux patrons que l'on développera une politique de l'emploi viable et saine.
En donnant un permis de licencier, le CNE consacre au contraire l'instabilité de l'emploi.

La Droite n'a toujours pas compris que c'est la confiance qui crée l'activité

La Droite n'a toujours pas compris que c'est la confiance qui crée l'activité et non l'incertitude. C'est aussi quand la croissance et le pouvoir d'achat sont stimulés que la société dans son ensemble reprend confiance en son avenir, mais là on ne voit pas venir grand-chose du nouveau gouvernement à part cette précarisation supplémentaire.

Il est clair en effet que les principaux héritiers de ce dispositif seront les jeunes et les personnes les moins bien armées sur le plan professionnel (expérience, qualification).
Derrière le prétexte de la flexibilité - dont le principe n'est pas en cause mais qui, pour être de plein rendement, demande l'existence de droits protecteurs et d'un cadre précis - ne se cache qu'une chose : la précarité.

Précarité croissante
Comment les jeunes qui souhaitent s'installer feront t-il dans une telle situation pour obtenir un bail ou un simple prêt bancaire ? Certains contrats d'assurance leur seront même refusés... C'est un bien triste avenir que ce gouvernement propose aux travailleurs de notre pays.
Un gouvernement qui préfère précariser les travailleurs et faire des cadeaux aux patrons en supprimant les protections des salariés.