LE CLASH
CRIPPA-GROSDIDIER

C'est le clash ! Fini le fameux tandem CRIPPA-GROSDIDIER. Le dernier a répudié le premier ou l'inverse... Grosdidier ne veut plus de son premier adjoint si précieux pour lui à Saint Eloi lors des dernières municipales. Les colistiers d'hier se jettent aujourd'hui mutuellement au visage les pires turpitudes !
A eux deux, la liste est longue. Copains, coquins, tout y passe... Et ça balance ! Drôle de bilan de mi-mandat qui voit la majorité municipale exploser !
Que faut-il retenir de ce règlement de comptes pitoyable qui malheureusement pour nous tous ne fait pas beaucoup honneur à Woippy ?
Finalement rien de vraiment étonnant. Grosdidier n'a jamais eu une équipe municipale tenant la route. L'actuel maire ne fait que bâtir sur des fauxsemblants un système à son propre profit politique, c'est tout ! Vive la morale politique ! Bravo, elle est belle notre mairie !

Pourtant les électeurs ne sont pas des gogos !
Aux prochaines élections municipales, rendons Woippy aux Woippyciens !

WOIPPY RL du 2 mai 2004

Désaccords au conseil municipal :
deux élus entrent en dissidence
La séance du conseil municipal de jeudi dernier restera gravée dans les annales. De mémoire de Woippyciens, on n'avait jamais vu cela. Gabriel Crippa, premier adjoint et Laurence Burg conseillère municipale, rejoignent les rangs de l'opposition.
Les habitués des séances du conseil municipal l'ont tout de suite compris. Il va y avoir du rififi ! Restait à savoir à quel moment? Avant que ne débute le conseil municipal du jeudi 29 avril, le jeu des chaises musicales se met discrètement en place.

Gabriel Crippa, 1er adjoint et Laurence Burg, conseillère municipale, désormais sans délégation depuis leur abstention lors du vote des subventions aux associations ALAR et Pushing, quittent leur place pour se rapprocher ostensiblement de l'opposition. Sourires crispés et commentaires en aparté dans les rangs de la majorité. La séance présidée par le député-maire François Grosdidier commence comme si de rien n'était. Il faudra attendre le débat sur le vingt-troisième point à l'ordre du jour relatif au renouvellement d'un poste de chargé de mission d'audit pour que se lève la tempête.
Règlement de comptes.
Dans un long réquisitoire, Gabriel Crippa interpelle le maire avec la ferme intention de « vider son sac ». « La place que vous occupez est due à l'ensemble de l'équipe et aux électeurs qui ont porté leurs voix sur chacun de nous deux et non sur votre seul nom. Peut-être faudrait-il demander à nos concitoyens de s'exprimer de nouveau ».

Les reproches fusent, mêlant rétention de l'information, retrait du badge d'accès à la mairie, absence de concertation, cooptation, privilèges. « Comme je n'ai plus de droits en tant que 1er adjoint, je peux me permettre de le dire haut et fort ». La réponse vient immédiatement, cinglante : « Très souvent, on prête aux autres ses propres turpitudes. L'audit révèle à l'évidence un certain nombre de dysfonctionnements des services qui étaient liés à la manière dont vous exerciez vous-même vos délégations. Pour ma part je m'efforce de juger les personnes en fonction de critères professionnels et de leurs qualités. Je pense au contraire que vous avez fait preuve de bien davantage de subjectivité dans l'exercice de vos délégations au personnel et au logement. Cet audit vaut pour tout le monde » puis de poursuivre en rappelant son engagement à faire fonctionner l'équipe municipale « sans incohérence et dans l'unité. Vous avez cru devoir vous affranchir des principes d'équité et de neutralité, il était tout à fait normal que je vous retire les délégations ».

Touché au vif par cette mise en cause directe, Gabriel Crippa propose qu'une délégation d'élus de la majorité et de l'opposition aille sur les lieux « où j'ai soi-disant favorisé quelqu'un et se rende compte objectivement de mon action ».
Rupture définitive
On croyait l'incident clos, c'était sans compter la détermination de Gabriel Crippa qui réagit à l'énoncé du dernier point à l'ordre du jour portant désignation de délégués communaux dans différents organismes. Parallélisme des formes, la suppression de la délégation municipale entraîne de fait l'annulation de toutes les délégations extra communales et nécessite en conséquence de nouvelles élections. A l'adresse des membres du conseil : « M'avez-vous entendu faire ou dire hors ces murs quelque chose qui allait à l'encontre de la politique municipale ou contre le maire ? Si c'est oui, alors il faut m'évincer. Par contre si c'est parce que M. Grosdidier vous le demande, alors il vous faut lui refuser. Il devra ainsi toujours demander votre avis au lieu de décider sans vous informer comme il a coutume de le faire depuis notre élection ».

La rupture étant définitivement consommée le maire préfère arrêter là un débat : « Vous avez un comportement par lequel vous vous excluez vous-même de la majorité et que vous confirmez ce soir. Vous entrez dans l'opposition, c'est votre droit. Assumez-en les conséquences ! ». Le résultat des votes confirme, s'il en était besoin, qu'en politique on ne peut compter que sur soi-même.