L'ECHO DE WOIPPY
RECUL SOCIAL

Le paysage social français vit des heures tragiques. Le 15 octobre 2002 fera date.

En adoptant le projet de loi Fillon relatif aux salaires, temps de travail et au développement de l'emploi, les députés de la majorité de droite on entériné un recul sans précédents et posé les jalons d'un démantèlement du droit du travail.

En s'attaquant à des avancées sociales antérieures même aux 39 heures, les dispositions du texte vont au-delà d'un simple assouplissement de la loi Aubry. Sans réelle concertation, le gouvernement a non seulement rétabli les 39 heures votées par le gauche en 1982 mais, il encourage le dépassement des 40 heures qui constitueraient la durée légale du travail hebdomadaire en.... 1936 !

J .P RAFFARIN s'attaque avec brutalité à la loi dite de modernisation sociale. Du texte voté par la gauche plurielle, grâce à l'action des salariés et sous la pression des députés communistes, il ne restera bientôt plus rien. « Laissez-nous licencier en paix ! » s'écrient 56 chefs d'entreprise dans un manifeste signé en octobre 2001, exigeant le retrait decertaines dispositions de la loi. Un an plus tard, le gouvernement leur donne raison.

Faisant preuve d'une hypocrisie sans borne, le 1er ministre veut associer les syndicats pour les rendre co-responsables de sa politique de recul social, et nomme un Monsieur « prévention des plans sociaux » dans le même temps où il taille en pièces les dispositions de la loi qui permettaient de les combattre.

La guerre contre l'emploi est déclarée. Aiguillonnée par les grands actionnaires qui exigent une rentabilité maximale. Le patronat veut saisir l'occasion de la chute de la croissance pour sabrer les effectifs et pousser le gouvernement à frapper toujours plus fort.

Aujourd'hui, le temps de la riposte a sonné car RAFFARIN a aussi placé dans son viseur le RMI, le droit de grève dans les services publics, l'impôt sur les grandes. fortunes, etc...

Jacques MARCHAL