L'exemple de WOIPPY :
la délinquance peut reculer

Depuis un quart de siècle, Woippy, notamment St-Eloy, évoquait la délinquance, l'insécurité et la drogue. La municipalité PS masquait la réalité. Les pouvoirs publics cherchaient à l'ignorer. L'immense majorité subissait la tyrannie d'une infime minorité.

Mars 2001 : François Grosdidier est élu maire de Woippy. Sa première décision : tripler le nombre des policiers municipaux, les équiper et les former pour de véritables missions d'intervention.

Parallèlement, F. Grosdidier lance une politique de réinsertion professionnelle des demandeurs d'emplois. Cela déplaît aux dealers et autres tenants de l'économie parallèle. Ils tentent d'intimider les élus municipaux et les employés communaux. Insultes, menaces... puis attentat à la "voiture-bélier" contre la Maison de l'Emploi et la Formation, suivi d'un incendie criminel. En pleine nuit, les incendiaires caillassent les sapeurs-pompiers et les policiers, reçoivent le maire venu sur place par des cris "Grosdidier au milieu du feu !". Devant ce spectacle, les adultes du quartier, de toutes origines, chassent les voyous. Quelques jours plus tard, ils manifestent leur soutien à la municipalité et leur volonté de voir la Police Nationale et les CRS dans leur quartier.

François Grosdidier maintient la Maison de l'Emploi à St-Eloy, mais dans un local plus facile à protéger. A la place de la maison incendiée, il installe la Police Municipale, au coeur de la zone de "non-droit". C'était l'endroit que les voyous avaient choisi pour "dealer" et laisser courir les pitbulls sans laisse ni muselière. Cet endroit était le passage obligé vers le centre social, et surtout vers une école primaire et deux écoles maternelles. Ce manège durait depuis des années en toute impunité. Désormais, les mamans et les enfants ne sont plus obligés de passer devant une haie de dealers et de pitbulls.

La Police Municipale de Woippy passe de 7 à 20 agents. Le matin : formation juridique, entraînement aux sports de combat et au maniement du tonfa. De la fin d'après-midi au milieu de la nuit patrouilles et interventions jusque dans les cages d'escaliers des immeubles où elle a déjà à son actif plusieurs arrestations de dealers.

Woippy est aussi un exemple de coopération entre la Police Municipale, la Police Nationale et le Parquet. Le résultat : de nombreux jeunes délinquants ont été arrêtés et sanctionnés, et emprisonnés pour les plus durs. Les faits les plus graves (l'incendie de la Maison de l'Emploi, les attentats à la bombe artisanale, l'agression de la buraliste du Quartier du Roi...) ont été sévèrement punis... et ce n'est que le début.

Déjà, de source judiciaire, il apparaît que les actes d'agression envers la population sont en baisse. Statistiquement, seuls ont progressé les actes contre les autorités, notamment municipales, et les forces de l'ordre. C'est la conséquence logique d'un bras de fer engagé avec une détermination qui ne faiblira pas, malgré les menaces contre le maire, le 1er adjoint et leurs familles. La délinquance recule quand elle se trouve face à une volonté inflexible. Pas des discours, mais des mesures concrètes, des moyens et des actes !