Woippy Info : Une autre lecture de l'actualité... (Semaine du 18 janvier 2010 au 25 janvier 2010)
Woippy : état critique pour les 2 blessés
Voitures brûlées, forces de l'ordre prises à parti, écoles saccagées. La nuit a été agitée à Woippy, en Moselle. C’est dans cette commune qu’a eu lieu un accident de scooter, dans la nuit de mardi à mercredi. Trois jeunes auraient tenté d'échapper à la police. L'un a été tué, les deux autres sont toujours entre la vie et la mort, selon les dernières informations fournies par le CHU de Nancy.

Mercredi soir, des incidents ont éclaté dans une zone urbaine sensible de Woippy après une manifestation silencieuse en hommage aux trois jeunes. Le défilé avait débuté dans le calme mais des incidents ont été signalés plus tard dans la soirée. Des gendarmes mobiles ont été caillassés. Les heurts se sont soldés par une interpellation, 14 véhicules incendiés, dont un autobus, et une école "dégradée".

Plus tôt dans la journée, le procureur de Metz, Rémi Heitz, s'était montré extrêmement prudent sur ce dossier. Il a refusé mercredi de parler de "course-poursuite" entre les jeunes et les policiers. "Les policiers ont entamé le suivi du scooter qui a pris la fuite en empruntant un sens interdit, dans un secteur non couvert par une vidéo-surveillance (…) Quelque 800 mètres après le début de ce ‘suivi’, les passagers du deux-roues ont perdu le contrôle de leur machine dans un virage", a précisé le magistrat. Violemment projetés sur la chaussée, "ils ont percuté le trottoir" et aussi, semble-t-il, un lampadaire, a-t-il ajouté. "Il n'y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police", a insisté le procureur.

Les trois jeunes, âgés d'une vingtaine d'années, roulaient "sans casque, sans papiers et à une vitesse excessive" sur le scooter "qui était non éclairé et qui, comme cela devait être déterminé plus tard, était signalé volé depuis décembre", a indiqué le procureur de Metz. Il a aussi indiqué que les trois passagers du scooter étaient déjà connus des services de police.

La garde à vue des trois policiers concernés, un brigadier-chef, un brigadier et une policière "expérimentés" a été levée jeudi matin.

François Grosdidier a pris la défense des policiers, jeudi, sur Europe 1. "C'est la stricte application de la loi. Vous roulez sans casque, en conduite dangereuse (...) la responsabilité, le devoir de la police est d'interpeller le véhicule sur le champ", a déclaré l'élu. "Un certain nombre de gens racontent n'importe quoi dans cette affaire" a poursuivi le maire. Et de déplorer "ces proches, qui préfèrent systématiquement reporter la responsabilité sur la société ou la police alors qu’ils devraient s'interroger sur l'éducation des enfants et le respect des règles".

"Agir ou ne pas agir dans ce genre de situation, c’est à double tranchant" explique Bernard Vellutini, le président de l'Union syndicale professionnelle des policiers municipaux, joint par Guillaume Biet :

Europe 1.fr Dernière mise à jour le 21/01/10 à 14h55
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Woippy : "Entre la vie et la mort"
François Grosdidier, député-maire (UMP) de Woippy, a donné des nouvelles des deux jeunes gens grièvement blessés en Moselle hier: "ils sont toujours entre la vie et la mort, et peut être très proches de la mort", a-t-il déclaré sur Europe 1 jeudi. Un troisième jeune homme qui était sur le scooter poursuivi par la police est mort.

le JDD.fr 21/01/2010 - 07:47
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Des incidents éclatent à Woippy
Voitures brûlées, forces de l'ordre prises à parti, écoles saccagées. La nuit a été agitée à Woippy, en Moselle. C’est dans cette commune qu’a eu lieu un accident de scooter, dans la nuit de mardi à mercredi. Trois jeunes auraient tenté d'échapper à la police. L'un a été tué, les deux autres sont toujours entre la vie et la mort. "Le pronostic vital est bien engagé" a confirmé François Grosdidier, député-maire UMP de Woippy, jeudi, sur Europe 1.

Mercredi soir, quelque 200 personnes ont participé à une marche silencieuse. Le défilé avait débuté dans le calme mais des incidents ont été signalés plus tard dans la soirée. Des gendarmes mobiles ont été caillassés. Au moins quatre voitures et un autobus ont été incendiées, tout près des habitations. Une école aurait été saccagée. Les sapeurs-pompiers ont tenté d'intervenir sur les feux mais ils ont dû rebrousser chemin face, semble-t-il, à la colère des manifestants.

Plus tôt dans la journée, le procureur de Metz, Rémi Heitz, s'était montré extrêmement prudent sur ce dossier. Il a refusé mercredi de parler de "course-poursuite" entre les jeunes et les policiers. "Les policiers ont entamé le suivi du scooter qui a pris la fuite en empruntant un sens interdit, dans un secteur non couvert par une vidéo-surveillance (…) Quelque 800 mètres après le début de ce ‘suivi’, les passagers du deux-roues ont perdu le contrôle de leur machine dans un virage", a précisé le magistrat. Violemment projetés sur la chaussée, "ils ont percuté le trottoir" et aussi, semble-t-il, un lampadaire, a-t-il ajouté. "Il n'y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police", a insisté le procureur.

Les trois jeunes, âgés d'une vingtaine d'années, roulaient "sans casque, sans papiers et à une vitesse excessive" sur le scooter "qui était non éclairé et qui, comme cela devait être déterminé plus tard, était signalé volé depuis décembre", a indiqué le procureur de Metz. Il a aussi indiqué que les trois passagers du scooter étaient déjà connus des services de police.

Les trois policiers concernés, un brigadier-chef, un brigadier et une policière "expérimentés" selon le procureur de Metz, ont été placés en garde à vue, comme le prévoit la procédure. Pour le Syndicat national des policiers municipaux, les policiers "ont agi avec un professionnalisme et un sang-froid exemplaires".

François Grosdidier a pris la défense des policiers, jeudi, sur Europe 1. "C'est la stricte application de la loi. Vous roulez sans casque, en conduite dangereuse (...) la responsabilité, le devoir de la police est d'interpeller le véhicule sur le champ", a déclaré l'élu. "Un certain nombre de gens racontent n'importe quoi dans cette affaire" a poursuivi le maire. Et de déplorer «c es proche, qui préfèrent systématiquement reporter la responsabilité sur la société ou la police alors qu’ils devraient s'interroger sur l'éducation des enfants et le respect des règles".

Europe 1.fr 21/01/2010
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Dernière mise à jour : Vendredi 22 janvier 2010 08h38