Woippy Info : Une autre lecture de l'actualité... (Semaine du 2 février 2009 au 9 février 2009)
Jean Laurain mérite mieux
Click pour agrandir l'imageDe Jacques Duval de Woippy

«Quand j’ai lu (RL du 03-02-09) que notre ami Jean Laurain allait avoir son nom gravé sur une plaque dans une rue de Woippy excentrée, quasi-déserte et se terminant par la boîte postale du collège Pierre-Mendès-France, j’ai estimé qu’il méritait bien plus. Au vu de ce qu’il a fait… Evidemment, en tant que ministre des Anciens combattants, il a influencé la construction du CERAH de Woippy. Mais là ne réside pas sa seule notoriété. Il a fourni un travail immense au niveau de la culture, de la jeunesse et des sports, que ce soit au niveau municipal, départemental ou régional. Présidant à différents niveaux, c’est lui qui a créé le club Unesco à la MJC des Quatre-Bornes, institution qui a permis à différentes jeunes étrangers (en particulier des Ukrainiens) de connaître notre département. Plusieurs années de suite, nous les avons hébergés dans nos foyers soit à l’Adeppa de Vigy. Il était présent aussi dans les fédérations départementales et régionales. Il a présidé, je m’en souviens, l’assemblée générale de Lorraine à Boileau-Prégénie en 2003. A l’issue du repas, il a entamé, debout, Le temps des cerises, accompagné à la guitare par le directeur de la MJC. Moment inoubliable.

Son œuvre littéraire a été aussi très importante. Professeur de philosophie, il a parlé et écrit sur l’ère des loisirs, sur la République des jeunes, etc, et organisait des cafés philosophiques. Militant politique, je l’ai connu à Rombas en 1974 où il a quêté avec nous pour les ouvriers de la Sotracomet en grève. Sa carrière s’est continuée par la députation, puis le ministère.

Je l’ai revu dans les rues de Metz, après le décès de son épouse, courageux et seul, marchant difficilement mais gardant toujours le moral. Et puis, il est parti. Faire venir un ministre (gaspillage de temps et d’argent) pour une plaque de rue me semble vraiment exagéré. A la limite, si on avait donné son nom à un édifice tel que la MJC des Quatre-Bornes ou de Woippy-Centre, je n’aurais pas été aussi perplexe. Donner un nom de rue à un adversaire cache certainement des préoccupations électoralistes.»
Source  R.L. Réagir à cet article Imprimer cet article Envoyer cet article
 
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Dernière mise à jour : Mercredi 4 février 2009 08h59