Woippy Info : Une autre lecture de l'actualité... (Semaine du 30 avril 2007 au 7 mai 2007)
De A à Z, les attaques contre Sarkozy et Royal : Les attaques contre Sarkozy
Act'Up
C'était en décembre 2005. Les murs de Paris étaient tapissés d'affiches représentant Nicolas Sarkozy avec pour seul slogan : « Votez Le Pen ! » Cette campagne, initiée par l'association Act'Up Paris, visait à dénoncer le « discours raciste » du ministre de l'Intérieur d'alors. Pour la petite histoire : Le Pen a adoré l'affiche, à tel point qu'il l'a placardée en bonne place sur un mur de son bureau de Montretout...

Azouz Begag
Il est à Sarkozy ce qu'Eric Besson est à Ségolène Royal. Son livre « Un mouton dans la baignoire », où il raconte ses relations exécrables et violentes avec le candidat de l'UMP, remporte le même succès de librairie que celui de son « homologue » du PS. Au premier tour de l'élection présidentielle, il a appelé à voter pour François Bayrou. Il a annoncé mardi qu'il serait l'un des premiers adhérents de son nouveau Parti démocrate et a précisé : « Je n'appelle pas pour l'instant à voter pour Ségolène Royal, mais j'avance à petits pas vers une décision . »

Berlusconi
Silvio Berlusconi, le 24 avril au micro de la radio Rai Due : « Si on lit les discours de Sarkozy, on s'apercevra que de nombreux points sont tirés de mes livres. » Et voilà du grain à moudre pour ceux qui trouvaient des similitudes entre le « Cavaliere » et le candidat UMP. François Bayrou en était déjà convaincu : « Il y a en effet des ressemblances entre Sarkozy et Berlusconi. »

Bing-bling
A part Doc Gyneco, les rappeurs n'aiment pas Sarkozy. Pourtant, ils ne manquent pas de remarquer qu'il porte (presque) la même panoplie. Lunettes Ray-Ban, chaîne en or, chronographe Breitling au poignet : comme eux, le candidat de l'UMP aime les marques, le luxe et ce qui brille. Bref, ce que, dans la mythologie hip-hop, on appelle le « bling-bling ».

Bourdin
Le présentateur de RMC Info Jean-Jacques Bourdin avait demandé avec insistance au candidat si la direction d'Al-Qaeda était chiite ou sunnite, sans réussir à obtenir de réponse : « Il est quand même grave, pour un ministre de l'Intérieur, de ne pas savoir si Al-Qaeda est sunnite ou non, et de parler de différences d'ethnies en parlant des sunnites et des chiites » ( Le Monde , 25-26 mars 2007). C'est le même Bourdin qui avait piégé Royal sur le nombre de sous-marins lanceurs d'engins.

Cécilia
On affirme qu'elle est à New York quand elle déjeune dans un restaurant parisien. Qu'importe ! Elle est la cible préférée des rumeurs. Elle est repartie, elle va repartir, elle doit repartir : les dîners en ville et les blogs s'en repaissent. Depuis le début de la campagne, Cécilia Sarkozy ne compte plus les coups que lui portent ses ennemis. « Jusqu'au bout, ils tenteront d'atteindre Nicolas à travers moi », assure-t-elle.

Communautarisme
C'est l'un des principaux reproches qui sont faits à Nicolas Sarkozy, notamment après la création en 2003 du Conseil français du culte musulman. Chirac, Villepin et la gauche s'en sont inquiétés. « Sarkozy est un apologiste du modèle communautariste religieux ! » avait écrit Eric Besson, alors secrétaire national du PS, dans un rapport de 90 pages, sur « les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy »... Depuis, Eric Besson a rejoint le camp Sarkozy.

Génétique
En s'interrogeant devant Michel Onfray, dans Philosophie Magazine , sur le point de savoir si « on naissait ou non pédophile » et sur la probabilité que « 1 200 à 1 300 jeunes se suicident en France chaque année, parce que génétiquement ils avaient une fragilité », le candidat de l'UMP a suscité une véritable bronca. Autant dans le monde médical et scientifique que dans le monde intellectuel.

Guignols
Les auteurs des « Guignols de l'Info » sur Canal + ne s'en cachent pas, ils adorent s'en prendre à Sarkozy. Les Guignols sont en passe de réussir à imposer dans le champ politique l'interjection « Calme-cool-zen », répétée perpétuellement par la marionnette de Sarkozy.

Hauts-de-Seine
Si Nicolas Sarkozy n'est plus ministre de l'Intérieur, il est en revanche toujours président du conseil général des Hauts-de-Seine. Ancien fief de Charles Pasqua, désormais surnommé « sarkoland », le département le plus riche de France est aussi cité pour les nombreuses affaires concernant les élus sur lesquelles se sont penchés des juges d'instruction.

Internet
Sur le site de partage vidéo Dailymotion, webmestres et blogueurs ont contribué à révéler une vidéo prise à l'insu du ministre de l'Intérieur en février, dans laquelle il déclare : « Mon idée, c'est que plus tôt on intervient sur des enfants violents, plus on a une chance de les empêcher de devenir des assassins. » Une multitude de films vidéo amateurs, partisans et outranciers, relient sur le Net la campagne des adversaires bayrouistes et royalistes du candidat de droite sur le thème : Sarko fait peur.

Juif hongrois
C'est Jean-Marie Le Pen qui l'a attaqué de manière nauséabonde sur le terrain des origines : « Il est juif par sa mère », a déclaré le président du FN, précisant « juif du côté grec mais pas juif du côté hongrois ».

Kärcher
En déclarant, en juin 2005, vouloir nettoyer au Kärcher la Cité des 4 000 (La Courneuve), Nicolas Sarkozy a suscité un déluge de réactions hostiles. A commencer par celle de son collègue du gouvernement Azouz Begag, qui dénonça alors une « sémantique guerrière ». Jean-Marie Le Pen s'est empressé de diaboliser depuis la dalle d'Argenteuil « ceux qui veulent kärcheriser » la banlieue.

Médias
« Par toute une série de réseaux qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes de manière que l'information se trouve verrouillée. [...] Songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu ! Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu ! » déclare, sans nuance aucune, François Bayrou, vendredi 27 avril, sur RTL. Une sortie qui a d'ailleurs provoqué des réactions indignées des dirigeants de Canal + et de la presse quotidienne régionale directement visés. Nicolas Sarkozy est souvent présenté par certains de ses adversaires comme quelqu'un qui contrôle les médias. Il en connaît la plupart des patrons, comme il le déclare lui-même. Arnaud Lagardère est en effet son ami, Martin Bouygues son témoin de mariage, et le parrain de son fils Louis.

Neuilly
L'étiquette « Produit de Neuilly » colle à la peau de Nicolas Sarkozy, par exemple quand il s'agit d'évoquer les 2,6 % de logements sociaux, bien inférieurs aux 20 % exigés par la loi SRU. Fin connaisseur de la ville, puisqu'il en est l'un des facteurs, Olivier Besancenot l'accuse d'être « hors la loi », et avait même commencé, en janvier, à poser les premières pierres d'un logement social en face de la mairie.

Petit
« Il y avait aussi une petite actualité », lançait avec le sourire, il y a quinze jours, sur LCI, l'historien Jean-Marc Hovasse, préfacier de la réédition de « Napoléon le Petit », le pamphlet politique composé par Victor Hugo à la suite du coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. La petite taille n'est pourtant pas qu'une métaphore pour le candidat, qui n'échappe pas à la légende qui prête aux petits un insatiable appétit pour les conquêtes. Une petite taille qui nourrit les montages photos. Dernier en date : un portrait titré : « Bientôt dans vos mairies » et qui ne montre, sur fond d'Elysée, que le front de Nicolas Sarkozy.

Rafles
« Les rafles de parents ou de grands-parents devant la porte des écoles, c'est un spectacle que je ne veux pas voir dans la France d'aujourd'hui », déclarait le 27 mars Ségolène Royal à propos des incidents de l'école maternelle Rampal, à Belleville. Une comparaison évidemment outrancière avec des événements de sinistre mémoire datant de la Seconde Guerre mondiale largement colportée par le Réseau éducation sans frontières. Encore une campagne destinée à installer l'image répressive de Nicolas Sarkozy à propos de l'immigration.

Thuram
Lilian Thuram n'a rien oublié de son enfance en banlieue parisienne. Et quand il en parle publiquement, le sourcil froncé, c'est pour le rappeler à « monsieur Sarkozy » : « C'est tellement facile, ces discours populistes et démagogues. Vous les connaissez, vous, ces " voyous" qui profitent des allocations familiales ? » Nicolas Sarkozy, de son côté, ne manque jamais une occasion de rappeler au héros de la France Black-Blanc-Beur que ses critiques seraient plus crédibles s'il n'avait abandonné la France depuis de longues années pour poursuivre à l'étranger sa carrière de footballeur.

Tics
« Pourquoi vous emportez-vous comme ça ? Restez calme ! » C'était dans Le Parisien, le 20 avril. Une lectrice face à Nicolas Sarkozy, venue débattre avec les lecteurs du quotidien. La nervosité de Nicolas Sarkozy est souvent épinglée par ses adversaires. « Sarkozy est un écorché vif. Il ne peut vivre que dans la tension », juge Julien Dray.

Villepin
« Je me suis trompé », a dit le Premier ministre en découvrant les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Longtemps Dominique de Villepin a pensé que sa vision de la France et de la politique s'imposerait à la détermination et au métier de Nicolas Sarkozy. Longtemps il a cru qu'il s'effondrerait dans les sondages. Toujours il a pris soin de se différencier de lui, soulignant encore, il y a quelques semaines, qu'il n'était pas d'accord avec la création d'un « ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale »

Américain
(L') C'est laurent fabius qui a trouvé le sobriquet qui tue : « Sarkozy ? le caniche de bush. » mais certains gaullistes se seraient étranglés quand ils l'ont entendu évoquer l' « arrogance française » , en privé, il est vrai, lors de sa visite à George Bush en septembre 2006. certains ont secrètement espéré que ce voyage le ferait dévisser dans les sondages. il n'en a rien été. mais sa réputation d'atlantiste lui colle aux basques, comme en témoigne la dernière couverture outrancière de marianne : « Ce qu'il y a de Bush en lui. » il est vrai qu'en France, comme l'avait écrit Jean-François Revel, être proaméricain est une tare.

Le Pen
Jamais le leader frontiste n'aura autant cogné sur un candidat de la droite que durant cette campagne présidentielle. Même Chirac, son pire ennemi, n'avait pas eu droit à un tel traitement. Sarkozy fut d'abord un « écureuil dans sa cage qui a l'impression de courir mais fait du surplace ».

Rappeurs
Entre les rappeurs et Nicolas Sarkozy, ça ne passe vraiment pas. « Entre Sarkozy et Le Pen, je voterai Le Pen, car quitte à aller au chaos, autant y aller franchement », a même martelé le rappeur Rost durant toute la campagne. Les rappeurs sont devenus les fers de lance de la « sarkophobie », aggravée par les plaintes (déboutées) du député UMP François Grosdidier contre plusieurs groupes de rap, dont le 113 et Monsieur R. Dans le milieu du hip-hop, assure l'animateur de Génération FM Yassine Belattar, « on s'inquiète des risques de censure » en cas de victoire de Nicolas Sarkozy.


Interview de Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy

Le Point : La principale attaque contre Nicolas Sarkozy, c'est qu'il fait peur...

Rachida Dati : Mais à qui ? Les Français, me semble-t-il, ont déjà dit dimanche 22 avril ce qu'il fallait penser de cette polémique dont certains jouent avec une outrance sidérante. Il fait peur à ceux qui ne supportent pas qu'on parle d'autorité, de respect. Il fait peur à l'élite parce qu'il la remet en question.

Il lui arrive d'être brutal...

C'est être brutal que de dire les choses comme tout le monde ? Nicolas Sarkozy n'est pas dans une conversation de salon. Il dit sa vérité, ouvre des débats sans tabous et avec beaucoup plus de tolérance que beaucoup d'autres.

Vous n'exagérez pas un peu ?

Vous avez entendu Jean-Marie Le Pen ? Moi, je ne m'y habitue pas et je trouve que bien peu de politiques se sont indignés d'entendre évoquer les origines de Nicolas Sarkozy. De toutes les attaques dont il est l'objet, c'est pour moi la plus grave. Si j'ai voulu travailler avec Nicolas Sarkozy, c'est précisément parce que je crois comprendre et partager son amour de la France. Son histoire personnelle fait qu'il se sent d'abord des devoirs à l'égard du pays qui a accueilli sa famille, qui lui a permis de devenir ce qu'il est. Aujourd'hui, il veut rendre à la France ce qu'elle lui a donné. Alors, insinuer qu'il ne serait pas assez français est tout simplement scandaleux.

La tension permanente dans laquelle il vit ne peut-elle pas nourrir les inquiétudes ? On le décrit impulsif, colérique...

Si vous me demandez s'il a du caractère, je ne vous étonnerai pas en vous répondant qu'il en a et qu'il est même entier, à la hauteur de ses convictions. C'est un affectif dont on ne mesure pas l'humanité. Quand il égrène ses souvenirs de ministre de l'Intérieur confronté aux épreuves et aux douleurs des autres, je me souviens, moi, du malaise qu'il a éprouvé, sans le dire, devant ces familles disloquées, perdues. Il peut être blessé aussi par la violence des attaques, sans rien en montrer. Mais le plus important pour le comprendre, c'est peut-être de voir l'attention qu'il porte à ceux qui l'entourent. Ce n'est pas un hasard si tous souhaitent le suivre, si personne ne compte son temps avec lui. Au moment des émeutes des banlieues, on l'attendait Place Beauvau jusqu'à ce qu'il rentre...

Qu'est-ce qui vous bluffe à ce point chez lui ?

Sa liberté. Sa capacité à dire « je n'appartiens à personne ». Et cependant il a su rassembler derrière lui. Et puis, bien sûr, sa créativité : le projet, la stratégie, il les a élaborés tout seul. C'est toujours lui qui nous fait le matin le compte rendu des idées qu'il a eues la veille, sur le terrain. Il manifeste une aisance dans la vie, dans la parole, qui correspond à la France d'aujourd'hui, à la France d'après.

Quel conseil donneriez-vous à Ségolène Royal pour l'affronter dans le débat télévisé ?

Qu'elle ne mène pas un combat personnel.

Propos recueillis par Catherine Pégard.
03/05/2007 - © Le Point
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GROSDIDIER désavoué à WOIPPY
Les patrons mosellans des deux grands partis nationaux (UMP et PS) sont des élus de la région messine. Il s’agit du député GROSDIDIER, maire de Woippy et du sénateur TODESCHINI, adjoint au maire de Talange. Le résultat du premier tour des présidentielles permet de mesurer l’audience et la crédibilité de chacun de ces deux élus auprès de leurs administrés, c’est-à-dire de personnes qui sont parfaitement en mesure d’apprécier leurs qualités.

Ainsi, bien que Ségolène ROYAL soit largement distancée dans l’ensemble de la Moselle, le sénateur TODESCHINI est parvenu à ce qu’elle soit nettement en tête à Talange. Au contraire à Woippy, c’est une véritable Bérézina pour M. GROSDIDIER. Alors que Nicolas SARKOZY a réalisé une véritable percée nationale, il est largement distancé à Woippy. A coup sûr, l’image de son représentant local y est pour quelque chose.

D’ailleurs dans la circonscription de Metz I dont M. GROSDIDIER est député, SARKOZY réalise 4 % de moins que dans les deux autres circonscriptions de Metz où les députés (JACQUAT et ZIMMERMANN) ont eux, été capables de drainer un réel potentiel électoral au profit de leur candidat.
Source  Mèl Réagir à cet article Imprimer cet article Envoyer cet article
 
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Dernière mise à jour : Lundi 7 mai 2007 00h00