Woippy Info : Une autre lecture de l'actualité... (Semaine du 26 juin 2006 au 3 juillet 2006)
François Grosdidier nommé secrétaire national à l’intégration.
Trop, c’est trop. Il est temps de dégonfler la grosse baudruche !

Décidément, ces derniers temps, François Grosdidier n’en finit pas de faire parler de lui. Illustre inconnu il y a encore 1 an, ce Sarkoziste pur jus vient d’être nommé, ce lundi 26 juin, secrétaire national à l’intégration par le président de l’UMP. Le maire de Woippy s’est d’abord fait connaître en suscitant la polémique, en novembre 2005, lorsqu’il avait déclaré : « Dans ma commune, lors d’un mariage sur deux l’hôtel de ville résonne de youyous ». Il s’est ensuite illustré en réclamant, dans une lettre au garde des sceaux, des poursuites à l’encontre de sept groupes de rap - dont Monsieur R. Sans craindre le ridicule, les communicants de l’UMP iront même jusqu’à le présenter comme l’homme qui aura su briser « le tabou du racisme anti-Blanc de certains rappeurs ». Bref, au premier regard, Grosdidier apparait aux yeux du public et de son électorat sous les traits d’un représentant de la droite dure. Pourtant, lorsque l’on y regarde de plus près, on découvre un personnage bien plus contrasté et alambiqué qui, à l’instar de son mentor Sarkozy, dit tout et son contraire… et surtout son contraire.

François Grosdidier semble apprécier la Salsa et sait accompagner chacun de ses pas en avant d’une succession de mouvements arrières et latéraux qui dissimilent avec aplomb une imperceptible mais non moins nette reculade. Car lorsque Grosdidier déclare avoir brisé le tabou du racisme anti-blanc, c’est immédiatement pour ajouter : « comme celui de la discrimination à l’embauche des enfants de l’immigration ou des conditions d’exercice du culte musulman ». En somme, en prenant la posture du juge paternaliste et impartial, il annonce en fait son ralliement aux lois instituant la préférence raciale anti-blanche, dites sobrement de discrimination positive, ainsi qu’au principe du financement de l’Islam par l’argent des contribuables. Sur ce dernier point, surement prévenu à l’avance de sa future nomination, Grosdidier a, la semaine dernière, mieux précisé sa pensée. Dans un communiqué, il est allé jusqu’à demander d’« intégrer le culte musulman dans le droit concordataire d’Alsace et de Moselle », puis a enfin avancer l’idée d’une loi qui viserait à modifier la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat afin de permettre aux collectivités locales de construire des lieux de cultes pour répondre aux besoins de leur population. Toute la stratégie Sarkozy se trouve ici mise en lumière. On plastronne, on joue au dur de dur, on fait semblant de taper du point sur la table pour mieux dissimuler une vaste débandade idéologique en rase campagne. Terrifiés qu’ils sont par le terrorisme droit-de-l’hommiste qui sévit en France depuis des décennies, leur stratégie consiste à tout céder sur le fond en cherchant toutefois à garder les apparences sauves. Car s’ils veulent être élus, il leur faudra faire bonne figure vis-à-vis d’un électorat de droite de plus en plus exaspéré et en pleine phase de radicalisation. Certains disent que les Français se radicalisent ! Qu’à cela ne tienne, la « droite établie » se prépare à nouveau à nous rejouer, mais cette fois en encore plus grand, ce bouffonesque jeu de dupe auquel elle se livre depuis maintenant 35 ans. Mesdames et messieurs, le nouveau Chirac est arrivé ! Car disons-le clairement : Sarkozy, c’est Chirac. Ni en mieux, ni en pire.

Certains ont la mémoire courte. Se rappellent-ils seulement qu’il y a encore vingt ans à peine, à la simple évocation du nom de Jacques Chirac, toute la gauche vertueuse se mettait à bondir en piaffant à qui mieux mieux : « au facho !!! ». Pourtant, après 12 ans de présidence, son bilan est sans appel. Comment croire que Chirac ait pu avoir une seule seconde, durant toute sa carrière, une unique pensée ne serait-ce que néo-conservatrice ? Alors, comment prendre encore au sérieux nos Sarkozy et autres Grosdidier ? Que penser de cette bande de cloches qui arrivent à argumenter, les yeux dans les yeux, tout et son inverse, et ce dans la même phrase. Qui se laissera encore tromper par leur simulacre de mauvais acteur et leur costume de théâtre ? Toutefois, certaines rumeurs qui courent laissent entendre que 2007 nous réserve de drôles de surprises… Donc, attendons !

Karl Hauffen pour Novopress Alsace
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Lettre ouverte d'un Woippicien à Monsieur le Maire : Le 4x4 et la clim
Monsieur le Député Maire,

J’ai le regret de vous faire part que :

Ce jour vers 14 H 30 j'ai contacté téléphoniquement votre secrétariat. Je tenais à vous signaler le fait que votre Police Municipale, stationnée à l'emplacement leur étant réservé Place Jean Perrin laissait tourner le moteur du 4 x 4 et que deux agents installés à l'intérieur afin de pouvoir bénéficier de la climatisation, est-ce normal ? La réponse de votre secrétariat fut, que le responsable de la Police Municipale en serait informé.

Passant de nouveau vers 16 H 40, toujours le même fait est-ce normal ?

Vous M. le Député Maire qui êtes un fervent défenseur de l'environnement, et chassez le gaspillage, afin de faire des économies pour notre commune, qui avez octroyé grassement 1,25 % de subvention aux associations de votre commune. Sachez que les trois heures de vacation moteur en route correspond en consommation de carburant pour ce 4 x 4 à l'augmentation de la subvention de 31,25 € pour une association qui aurait perçue 2500 € en 2005, par exemple.

Que pensez-vous faire pour y remédier à cet état de fait d'autant plus que je leur ai signalé ce comportement à gaspiller l'argent du contribuable et une augmentation de la pollution ! Sachant que vos agents n'ont même pas dénié me répondre, ils se sont contentés de refermer la vitre du 4 x 4.

De passage en mairie, j'ai vu une palette pleine d'enveloppes format A 4 en attente d'envoi postal d'une quantité, estimée à plus de 500 exemplaires devant contenir je pense, WOIPPY MAGAZINE. Le coût estimé de cette expédition serait de plus de 530 € au frais du contribuable soit l'augmentation accordée à 17 associations, qui aurait reçu 2500 € de subvention en 2005.

Ce qui me fait dire, que pour les uns on économise, prétextant le fait de bien gérer l'argent public et pour les autres ou pour la communication de la Ville et de son Député Maire on ne regarde pas à la dépense.

Est- ce cela la gestion que l'UMP proposera à la France avec SARKOZI en 2007 ?

Dans l'attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Député Maire, en l'expression de mes respectueuses salutations.
Source  Jacques BECKERRéagir à cet article Imprimer cet article Envoyer cet article
 
La justice du côté des rappeurs plus que des politiques
Porter plainte contre les rappeurs et se faire débouter. Le jeu favori de Sarkozy et ses amis se finit - pour l’instant - en faveur des artistes. Richard Maleka alias Monsieur R pourrait pour une fois reconnaître un bienfait à la France : sa justice, qui laisse encore place à la liberté d’expression.

François Grosdidier et un autre député UMP des Pyrénées-Orientales, Daniel Mach, ont assigné en justice, en août dernier, le rappeur Monsieur R. La plainte revendiquait « outrage aux bonnes mœurs ». Plus précisément, la phrase incriminée était : « La France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une salope il faut la traiter ‘mec’ ». Provocateur à excès - pour quels résultats ? -, Monsieur R a titré cette chanson « FranSSe », extrait d’un album baptisé Politikment Incorreckt.

En réponse aux attaques dont il a fait l’objet durant les mois d’instruction, Monsieur R n’a cessé de parler du « retour de la censure ». Pour lui, l’initiative de ces parlementaires relève « non seulement de la censure mais du racisme ». A ses yeux, les accusations de racisme anti-français et l’idée que le rap ait pu avoir une quelque influence dans les violences urbaines de l’hiver dernier ne sont pas liés aux textes distillés par des MC. Avant d’ajouter : « Quand Brassens a des propos très durs contre l’Etat, tout le monde applaudit car il fait partie du patrimoine culturel français. Mais quand ce sont des jeunes colorés, on veut les traîner en justice. Il y a deux poids deux mesures ».

Pour le député UMP des Pyrénées-Orientales, "père de famille" se proclamant "garant de la liberté d’expression [...] la diffusion de message violent ou pornographique susceptible d’être vu et entendu par des mineurs" mérite de passer devant le juge. Le Monde daté du lundi 26 juin relate : "Le tribunal a jugé irrecevable son action en justice, estimant que les poursuites en sa qualité de député n’étaient pas fondées et qu’il n’avait pas d’intérêt personnel à le faire, n’étant plus le père d’enfants mineurs."

Après M. Sarkozy qui le 3 juillet 2002, avait adressé une plainte pour "diffamation envers la police nationale" au procureur de la République de Paris à propos du groupe La Rumeur, c’est une troisième claque pour la droite française. Eh oui, le même ministre de l’Intérieur, le 27 juillet 2004, avait de nouveau porté plainte pour "injure publique envers une administration publique, la police nationale", contre le groupe Sniper. En vain ! Le rap "ne reste avant tout qu’un mode d’expression utilisé par l’auteur pour exprimer la désolation et le mal de vivre des jeunes de banlieues" avait estimé les juges.

Sarkozy arrive de plus en plus à se comporter tel un empereur despotique (allez demander à l’ex-directeur de Paris Match ou à Elkabbach sur Europe 1..) avec les médias, mais n’y arrive pas avec la justice. Dernier rempart à la liberté d’expression... et donc à la sauvegarde démocratique.

Le plus attristant dans cette histoire réside dans l’aveuglement volontaire dans lequel se voue le monde politique conservateur. L’UMP, qui multiplie les plaintes contre des rappeurs, refuse de voir que les rappeurs sont des relais de ce que vivent au quotidien les jeunes de quartiers difficiles. Je ne dis pas que pisser sur la France est une bonne chose, loin de là car je le condamne moralement, mais si des jeunes disent cela, il faut en tenir compte. Proposer au plus vite des solutions politiques. Cela ne veut pas dire une MJC ou un terrain de basket. Chercher à créer des emplois adaptés à une population marginalisée, voici une attente concrète.

Ce n’est pas en rajoutant une provocation supplémentaire comme Nicolas Sarkozy aime le faire, le jour du verdict de Monsieur R, que la situation va changer. Le président de l’UMP a ainsi préféré nommer François Grosdidier secrétaire national à l’intégration.

En persistant à porter plainte sur les mots d’artistes de banlieue pluôt que chercher à vaincre les maux sociaux, pas de doute Sarko joue dans la cour d’un électorat déconnecté, comme lui, qui ne veut pas en son for intérieur voir l’éradication des ghettos mais bien la préservation de son magot.

Thomas Delavergne
Le Mague Journal
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Suite et fin de l'affaire FranSSe pour Monsieur R
La plainte déposée par le député Daniel Mach à l'encontre du rappeur a été jugée "irrecevable" par le tribunal de Melun. Monsieur R avait fait l'objet d'une plainte des députés Daniel Mach et François Grosdidier, déposée en août 2005. Deux syndicats policiers avaient également porté plainte, pour "appel au meurtre", bien que le résultat de cette affaire-là ne soient connus.

Richard Makela, alias Monsieur R, a été relaxé. D'après le tribunal, il n'appartient pas aux députés de porter une telle plainte, mais au parquet de lancer une procédure. Le député Daniel Mach, n'étant pas père, n'a aucun intérêt personnel mis en péril par la diffusion de la chanson incriminée, "FranSSe".

Richard Makela a exprimé sa satisfaction lors de sa sortie du tribunal de Melun, le lundi 26 juin. Il estime qu'il s'agit là d'une victoire pour la liberté d'expression. Lorsque la plainte a été déposée, il a également été accusé de racisme, sans qu'une procédure judiciaire allant en ce sens ne soit engagée. Il s'est défendu de tels propos en rappelant qu'au début et à la fin de sa chanson "FranSSe", il précise bien qu'il s'attaque à une politique et non à une "race". Il rappelle aussi que Brassens et Renaud en ont fait autant.
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« Naufrage intellectuel » UMP
Thierry Gourlot, président du groupe FN au Conseil régional de Lorraine, a réagi mardi à la dernière saillie en date de l’ex-militant du PFN François Grosdidier, patron local de l’UMP en Moselle et maire de Woippy.

Celui-ci s’est en effet « lancé dans une opération marketing à destination de son électorat local, en se déclarant favorable à l’application du Concordat à l’Islam ». « Outre le fait qu’il reste à démontrer que la Charia (la loi islamique) soit compatible avec les droits de l’homme et la laïcité », constate l’élu frontiste, « les musulmans n’ont pas besoin de clergé (ni de mosquées, par ailleurs) pour suivre les cinq piliers de leur foi. L’Islam exclut en effet tout intermédiaire entre l’homme et son Dieu.

Cette sortie illustre surtout l’esprit démagogique du maire de Woippy, prêt à tout pour assurer sa réélection. De l’extrême droite à l’Islam, en passant par les sentiers de l’écologie, on assiste avec regret à ce naufrage intellectuel sous couvert de clientélisme électoral », a estimé Thierry Gourlot.

Georges Moreau
FDA édition du 22 juin 2006
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Dernière mise à jour : Lundi 17 juillet 2006 00h00